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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 10:45

la conscience ténue du bonheur ...

je ne sais pas de quand il date, ce petit frisson des profondeurs, qui nous fait sentir là tout à coup que l'on vit un moment magique ...


marcher dans la rue, les écouteurs dans les oreilles branchées sur une musique qui fait battre nos tripes, et lever les yeux vers un ciel bleu où se promènent quelques nuages qui accompagnent un soleil chaleureux ...


regarder son homme qui fait un calin à un de ses enfants


rentrer à la maison et se faire accueillir par une fanfare de "maman, maman, maman" par les petits qui accourent se jeter dans vos bras


terminer un livre et refermer ce moment magique dans un souffle, fermer les yeux et replonger en pensée dans l'univers imaginaire que l'on vient de quitter


aller border ma fille qui me murmure des mots d'amour jusque dans son sommeil


c'est ces petits moments de rien qui font tout, sur lesquels on voudrait que le temps s'arrête, et qui nous filent entre les doigts ...


savoir prendre le temps de les photographier mentalement, pour pouvoir les avoir à disposition quand tout va moins bien que prévu, c'est un rêve qui me titille souvent : clic clac, dans la boite aux souvenirs, clic clac, du bonheur au présent et toujours à disposition


ou alors, peut-être qu'il faut savoir construire ces petits bonheurs soi-même, au quotidien, s'offrir ce bouquet de bonheur régulièrement ...


hier, alors que je courrais d'une réunion à l'autre, d'un spectacle à une conférence, je me suis retrouvée marchant au bord du canal de l'Ourcq, le soleil était là, une péniche longeait nonchalamment les quais pavés, et j'écoutais avec délice l'album Lilith de Jean-Louis Murat ... quelle journée magnifique, ce petit nuage précieux m'a portée jusqu'au soir, et je suis rentrée très fatiguée du travail, mais super "molle-zen" : dans un cocon confortable de belles choses plein l'âme, sensation délicieuse ...

et vous, votre bonheur, vous l'attendez, vous le provoquez, vous le construisez, vous l'espérez ?

pas facile hein ...

 

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19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 09:45

Il est 8h, la maison dort.

Moi aussi je dormirais bien encore un peu, mais j'ai aussi envie de préparer un bon petit déjeûner à mes chéris.

Alors je me lève, assez péniblement, je m'extrais du lit douillet et chaud pour affronter l'air glacial de la maison (en plus, comme d'habitude, je me promène à moitié à poil, j'ai donc encore plus de surface de peau exposée au froid ...). Ce qui me fait faire une petite digression : z'avez remarqué comme nous sommes sensibles au froid, à différents moments de la journée, selon les personnes ? Je m'explique : le soir, je suis toujours gelée, alors que Superpapa a plutôt chaud. Le matin, je me lève en t-shirt, alors que la maison est vachement plus froide que le soir ... et je n'ai pas froid !

Bref, je me faufile hors de la chambre sans faire de bruit, enjambe la barrière qui ferme l'accès à l'escalier pour Amélien le cascadeur (je ne l'ouvre pas, ça ferait trop de bruit, et comme je suis hypra souple ;o), je passe par dessus avec le légèreté de l'éléphant la gazelle).

Je descends dans la cuisine où m'attend une belle boule de pâte pétrie par ma machine à pain, programmée la veille. On y a mis de la farine complète, de l'eau, du sel et de la levure, évidemment, mais aussi des graines de sésame, de lin, des pignons de pain, de l'huile de noix ... ça va être délicieux. Je façonne une belle boule avec la pâte, et allume le four pour la faire lever une deuxième fois. Puis cuisson (je vous passe les détails, seule l'odeur compte, celle du pain chaud et croustillant qui commence à faire gargouiller mon estomac ...).

Pendant la cuisson, je fais la vaisselle, et ... je surfe bien évidemment !

Bientôt 9h, je commence à entendre la marmaille s'agiter à l'étage, Superpapa dort encore.

Bien apprécié ce moment de calme et de solitude avant l'habituelle agitation de la journée du dimanche ! Faudrait peut-être que je pense à me lever avant tout le monde tous les matins ...

Non, soyons réaliste, ça c'est vraiment pas possible !!! Même avec mon nouveau super réveil matin dont je vous parlerai bientôt ...

Bon dimanche à tous !

SUPERMAMA

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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 00:00

 Envie de vous parler de la Famille, avec un F grand comme elle !

Grand comme la nôtre ...  pas seulement nous 5, non, mais notre famille-smala faite de tous les oncles-tantes-cousins-cousines et autres pièces rapportées ...


C'est quoi cette famille ?


Chez nous, c’est la famille-fusion. Etouffante parfois, aimante toujours, silencieuse à ses heures, bruyante le plus souvent.

Des liens uniques, des liens insupportables et pesants, des liens rassurants et indispensables, des liens fragiles et pourtant impossibles à briser. Pas facile à expliquer, ça se vit, ça se subit, ça s’apprécie.


Nos enfants vont-ils à leur tour savoir cultiver « le sens de la famille » ? Et quel sens cela a-t-il d’ailleurs ?
Cela en a un pour nous ! Sans doute parce que la famille est nombreuse, parce qu’elle a traversé bien des épreuves, parce que …

Et pourquoi en fait ? Nombre de nos amis ne comprennent pas : pourquoi s’appeler si souvent (père, mère, sœur, cousine, tante … ah, c’est plus féminin que masculin tout ça …), pourquoi se voir si souvent, si nombreux ? Besoin de savoir comment va la tante G., la cousine D., le petit cousin V., … Se tenir au courant, ne pas trop s’éloigner, se témoigner des attentions, se soucier de …


Bon, pas forcément besoin d’une bonne raison, c’est comme ça, on est tombé dedans quand on était petit ! La famille est nombreuse, collante, présente, solidaire, chiante. La famille est là, comme pour d’autres les amis le sont. C’est plutôt chouette dans l’ensemble, c’est même carrément précieux, comme un privilège qu’on n’a pas demandé mais qui vous est légué de fait, avec pour seule mission d’y apporter votre petite pierre graine !


Ce qui compte le plus : la famille que l’on se construit, les frères que l’on se choisit ? Peut-être …
Pourtant, le sentiment de la famille, la conviction de quelque chose de solide, d’immuable, d’inéluctable : c’est tellement étonnant à vivre et à ressentir !

Evidemment que toutes les familles ne génèrent pas ces liens. Evidemment que cela demande à chaque membre un effort constant et précieux, pour parvenir à entretenir et maintenir ces mêmes liens. Tout le monde n’en a pas envie, tout le monde n’en a pas la force, tout le monde n’en a pas les moyens. Mais quand la fratrie existe, quand les parents aimants sont là, quand les oncles et tantes, les cousins, les grands-parents avant nous ont construit ces mêmes liens, quel héritage !


Grande famille, famille éloignée, famille meurtrie, famille soudée. Combien de modèles possibles ! Avec à chaque fois, ces liens de sang impossibles à briser.


Pas envie de se gargariser ou de donner des leçon, hein … Mais envie de vous faire partager cette caractéristique qui en étonne plus d’un ! Une sacrée famille ...


Article dédié à nos parents (Annette, Christian, Cristel, Guy), grands-parents (Rose, Doudou, Jésus, Trinidad, Albert, Marguerite, Paul, Germaine), frères et sœur (Héloïse + Vincent, Valentin + Nadejda, Thierry), neveu et nièce (Vassili-filleul-chéri-à-son-parrain et Emma-filleule-chérie-à-sa-marraine), oncles et tantes (Nadette, Jacques, Colette, Nicole, Jean-Jacques, Geneviève, Jean, Daniel, Annie, Jacques, Jacqueline, Alain, Nicole, Noël, Juliette, Françoise, Roger, Popo, Jean-Michel, Jean-Loup, Trinité, Manue, Alain, Diégo, Annie, François, Carmen, Michel, Annie), cousins germains (Fabienne, Sandrine + Jean-François, Thomas, Laurence + Dominique, Philippe + Laurence, Benoit + Delphine, Mélanie, Matthias, Jean-Baptiste, Patrice + Arlette, Patricia + Marc, Hervé + Florence, Sandrine, Blandine + Jean-François, Véro + Philippe, Jean-François + Virginie, Cécé, Fifine, Guillaume + Sandrine, Catherine + Eric, Nathalie, Sandrine + Sylvain , Laure, Grégory, Benjamin, Kévin, François, Nicolas, Anthony, Karine), petits-cousins (pas le courage de refaire l’inventaire, il y en a encore une trentaine), grands-oncles, grandes-tantes, etc, etc ! SI SI SI !!!


Et à tous les amis de cœur qui agrandissent chaque jour notre belle famille !!!

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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 18:01

 

Cet après-midi, dans ma frénésie du ménage (et face à une habitation très hostile en la matière ...), j'ai décidé de frotter les quelques bibelots en cuivre qu'il y a à la maison ...

Et là, en sortant le MIROR et en commençant à frotter (vive l'huile de coude), l'odeur du produit m'a irrésistiblement rappellé ma grand-mère paternelle. Je me suis revue plus jeune, au-dessus de sa table de cuisine, à frotter jusqu'à ce que ça brille tous les cuivres (et ils étaient nombreux) de sa maison. C'était une corvée bien-sûr, mais c'était aussi et surtout un moment de complicité passé avec elle. Elle aimait qu'on l'aide pour ses cuivres, sa fierté : voir ses petites filles ou ses proches participer à l'embellissement de la maison. Et finalement, nous aussi aimions ces moments passés ensemble à se donner du mal pour tout soit beau.

Il m'aura suffit de déboucher ce flacon de produit "spécial cuivres" pour repenser à elle et à ces moment heureux.

Etonnant comme une simple odeur peut raviver les souvenir, et nous faire penser à une personne, à un moment, à un événement.

De la même façon, je reconnaitrais entre mille l'odeur de mes enfants, celle de mon homme, celle de mon père, ... Je me sens parfois comme un animal qui flaire et se souvient instinctivement de l'objet ou de la personne liée à cette odeur.

Et vous, y a-t-il des odeurs définitivement gravées dans vos mémoires ?

 

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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 15:13

 

Dans Le Monde 2 (supplément au journal Le Monde du Samedi 14 janvier 2006), on nous propose :

100 raisons d'être optimiste ...

Très belle idée en ces temps incertains où la morosité ambiante plombe nos désirs profonds d'accéder au bonheur.

On ne pourra pas remplacer la lecture attentive de ce supplément bienvenu, ni vous donner à voir toutes les photos et autres dessins humoristiques qui émaillent ces pages résolument optimistes, mais voici néanmoins quelques morceaux choisis :

 

L'énergie subtile de l'amour (Catherine Diverrès, directrice du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne) :

"L'amour est un fleuve de puissance et non une mare ou barbouilleraient les bons sentiments et la vertu. Il est fragilité et abandon, mouvement et don. (...) L'amour n'est pas un accident ou une grâce, il est présence, une force donnée qui peut être partagée par tous. Il est processus. En cela, il a la potentialité de transformer à l'infini le grossier en subtil et de transcender le temps."

Le pire n'est jamais sûr (Henri Atlan, biologiste et philosophe) :

"(...) Les catastrophes prévues ont quelque chance d'être évitées ; au minimum, une adaptation à leur survenue peut être préparée. D'autres catastrophes, totalement imprévues, peuvent également survenir. Mais l'avenir peut aussi réserver des bienfaits, tout aussi imprévus. Bref, le pire n'est jamais sûr. Cela peut être une raison d'espérer d'autant plus forte qu'elle est sans illusion, et que les connaissances et la vie de l'esprit qui la nourrissent peuvent être, en elles-mêmes, sources de joie."

En 2006 je serai vivante (Camille Laurens, écrivaine) :

"(...) C'est la cause essentielle de mon optimisme : en 2006, je serai vivante et je ne serai pas la seule. Nous ne serons pas forcément très nombreux - il y a tant de gens qui, même en regardant autour d'eux, ne comprennent pas l'urgence de vivre -, mais tout de même, j'en suis sûre et cela me réjouit : en 2006, je ne serai pas seule dans la vie."

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15 janvier 2006 7 15 /01 /janvier /2006 15:44

L'arrivée d'un bébé, sans sombrer dans la niaiserie la plus imbuvable, est un événement extraordinaire. Songer même froidement que la vie ne tient qu'à un fil, et que de deux cellules primitives, la vie nait, se développe, grandit et se fortifie, bien au chaud au creux d'un ventre, c'est tout de même quelque chose d'étonnant. En fait, c'est tout simplement magique ! Eminemment naturel, mais définitivement merveilleux - au sens que l'on donne à ce mot en littérature. Chacune des naissances de mes enfants a donné lieu en moi au même bouleversement ravi : il aura donc suffit de la rencontre d'un spermatozoïde, un tout p'tit truc fragile qui frétille, et d'un de mes ovules, un tout p'tit truc un peu plus gros et un peu plus calme, pour que la vie soit là neuf mois plus tard, avec toutes ses perfections, tous ses petits défauts, toutes ses caractéristiques uniques. Une vie fragile bien-sûr, mais une vie, indépendante de ses créateurs, une vie brune, ou une vie bouclée, ou une vie sage, ou une vie tourbillonnante, ou une vie fille, ou une vie garçon.

Quel déterminisme là dedans ? Quelle part à l'acquis ou à l'inné ? Peu importe ! La vie, splendide, bruyante, chaude et douce, poisseuse et victorieuse. Un bébé. De deux cellules invisibles à l'oeil nu (ou presque), un bébé complet, avec des milliards de cellules différentes. 

Même sans se laisser émouvoir, on ne peut que se soumettre et s'étonner. Même sans se sentir concerné de près ou de loin, je ne peux croire que l'on puisse frémir devant cette puissance de création. C'est presque effrayant. Du néant est née la vie, tellement fragile, tellement baffouée et honnie par les actes quotidiens de ces mêmes hommes et femmes.

Les pieds d'un bébé, les mains, minuscules, déjà uniques.

Les cris vagissants et insupportables d'un nouveau-né, sa capacité à ramper sur le ventre de sa mère pour attraper le sein et se nourrir, et survivre.

Sa fragilité autant que son intelligence.

Tout ça, né de deux cellules !

Dans un peu plus de huit mois, ma soeur mettra au monde un enfant, un de plus sur Terre, un inconnu pour beaucoup, un être unique pour tous ceux qui vont l'aimer.

Cet article lui est dédié, à elle et rien qu'à elle, qui couve ce miracle dans le creux de son ventre.

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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 15:47

 EN BREF - EN BREF - EN BREF - EN BREF - EN BREF - EN BREF - EN BREF 

Entendu hier, l'interview de notre cher Jacques Chirac, à propos des récentes agressions commises dans un train par une bandes de "jeunes" : Le président a "promis que justice serait faite" ...

Parce qu'il faut qu'il promette pour que justice soit faite, pour que les enquêteurs fassent leur travail ? Et quand il ne promet pas, rien n'est fait ? (quel mépris pour les personnels du monde judiciaire ...). Et sa promesse, ça nous garantit quoi d'ailleurs, ça rime à quoi ? Il est dans l'incapacité de s'engager sur le résultat d'une enquête, soumise à bien des aléas ...

GRRRRR ! Alors ça, ça nous met en pétard !!!

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Pas cool du tout, l'histoire de Marc Beltra, un jeune étudiant français disparu en Amazonie, et dont on a si peu entendu parler ... Et ça a fait 2 ans le 02 décembre dernier ! Pourquoi aussi peu de relai médiatique et diplomatique à son sujet ? On imagine le désespoir de ses proches ...

Alors allez vite faire un tour sur le site http://www.marc-beltra.info/ ou sur le blog de soutien qui a été créé, http://marcbeltra.canalblog.com/ et laissez leur un petit message !

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Une petite news plus joyeuse, la possibilité offerte par HANDICAPZERO de transformer vos voeux pour les rendre lisible à vos amis mal ou non-voyants.
"A partir de ce portail, le service en ligne « Braille postal » vous propose gratuitement la transcription, l’impression en braille et l’envoi de votre message à une personne non-voyante de votre entourage.
A partir de la page d’accueil, cliquez sur  
rubrique Braille postal, complétez le formulaire avec les coordonnées du destinataire et rédigez votre texte. Handicapzéro transcrit, imprime en braille votre courrier et l’expédie par voie postale sous 24 heures."
C'est une super idée !

(bon, ok, faut déjà avoir des amis non-voyants, mais bon ... C'est pas drôle ? Je suis punie ?)

EN BREF - EN BREF - EN BREF - EN BREF - EN BREF - EN BREF - EN BREF 

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24 décembre 2005 6 24 /12 /décembre /2005 00:00

 

Tous les ans depuis que Supermama est née, elle passe Noël dans la campagne de Haute-Saône, dans un petit village perdu du nom de Raincourt, berceau d'une bonne partie de la branche BILLOTTE de la famille.

Et aujourd'hui, comme depuis toujours, pour rien au monde elle ne raterait un Noël à Raincourt ... Pourquoi ? Qu'est-ce qui s'y passe de spécial ?

On vous fait tout le programme dans le détail :

Le(s) jour(s) qui précède(nt), d'intenses préparatifs, et l'arrivée échelonnée des uns et des autres, 350 km en moyenne à parcourir pour atteindre la maison : courses, achat du sapin, décoration du dit sapin, traditionnellement disposé dans la grande cuisine de la grande maison familiale, pas loin de la grande cheminée où le plus gros des pères Noël peut passer sans problème.

Le 24, préparation du repas du soir, et des festivités à venir. La famille se rassemble au fur et à mesure, Superminette et Superpépé, leurs trois enfants et les pièces rapportées, leurs 5 petits-enfants, mais aussi les amis, les oncles et tantes, les belles-mères et beaux-pères qui le veulent, les cousins, petits cousins ... une méga grande super-famille !

Un premier repas frugal sur le coup de 19h, soupe et une platrée de nouilles au minimum. On mange rapido parce qu'il y a encore plein de choses à préparer. Puis branle-bas de combat, installation de la tablée des grands dans la salle à manger, et de la tablée des petits dans la cuisine. Bougies, vaisselle et vieux couverts du temps jadis, nappes de fête, et tout et tout. Ouverture des huitres et choix des bouteilles de vin pour les hommes (dans une des plus belles caves voûtées du village), préparation des plateaux de charcuterie, toasts grillés, et surtout du fameux chocolat chaud, qui sera servi avec sa délicieuse brioche de la pâtisserie incontournable du coin (on n'a pas trouvé meilleur, même en région parisienne !!! c'est chez PIMONT, à Jussey, 70500, si vous passez dans le coin). Ce chocolat, c'est ze détail qui fait tout, une tradition familiale et ancestrale. Supermama revoit en vous le racontant sa grand-mère remuer inlassablement la grosse marmite de chocolat sur le fourneau, avec le bon lait des vaches de tonton Jacques. On le met à cuire dès le début de soirée, on ne le boira qu'en rentrant de la messe vers minuit et des brouettes, à la fin du repas de réveillon.

Donc, tous ces préparatifs prenant du temps, l'heure de la fameuse messe de minuit arrive vite, c'est en général l'affolement général ! Car si la messe est dite "de minuit", elle est depuis quelques années célébrée vers 22h, et il y a foule. Il faut donc arriver tôt pour espérer s'assoir. Bref, il neige parfois, on s'entasse dans les voitures, et on part à la ville voisine. Eh oui, depuis longtemps déjà, il n'y a plus de curé au village, et il faut aller dans la grande ville (il y a au moins 2500 habitants !!!) pour assister à la messe.

On arrive donc, on trouve une petite place sur les vieux bancs en bois, on chante des cantiques de Noël, grand moment, c'est vraiment le bonheur de retrouver tout ça, immuable, année après année. Comme si le temps s'était arrêté, comme tout pouvait rester comme ça, malgré les deuils, les naissances, le temps qui passe.

Fin de la messe vers 23h... ça dépend du curé !

Retour à Raincourt, rassemblement de toute la famille (plusieurs maisons au village tout de même) dans la maison de Superminette et Superpépé. On se met joyeusement à table et on mange en commentant la prestation du curé à la messe, en prenant des nouvelles de ceux ou celles qu'on n'a pas vu depuis longtemps, en se demandant ce que le père Noël va nous apporter le lendemain ... Car le père Noël, il ne passe pas à minuit, non non non, il ne passe que quand tout le monde est couché !!! (ne vous inquiétez pas, on aborde ce moment crucial plus loin ...)

Le repas se termine donc avec la dégustation du chocolat chaud et épais qui a mijoté plusieurs heures durant, bouillant même, c'est là tout le plaisir, s'ébouillanter la langue et tremper la délicieuse brioche dedans en attendant qu'il refoidisse un peu (enfin n'appellez pas tout de suite SOS enfants maltraités, leur chocolat à eux, il est servi tiède !).

Fin du repas en tout début de matinée (ben oui, on est déjà le 25 au matin, entre 1h et 2h.

Avant de regagner chacun sa maison ou sa chambre, TOUT le monde, petits et grands, laisse une chaussure sous le sapin qui trône dans la cuisine. Et c'est quelque chose, toutes ces chaussures vides qui attendent avidement d'être remplies ! ...

Sur ce, on va tous se coucher, impatients et excités.

(je vous passe les diverses feintes et astuces qui permettent au père Noël de passer après que TOUT le monde soit couché, de s'y retrouver dans ces dizaines de chaussures, de se trimballer ces dizaines de cadeaux, etc, etc ...). Bref, je rappelle à tous nos lecteurs circonspects et dubitatifs que le père Noël ne passe que quand on dort, et n'apparaît que si personne n'est là à le guetter en douce !

Le lendemain matin, toujours trop tôt pour les grands, toujours très long à arriver pour les petits, tout le monde essaie de se lever à peu près en même temps, au pire on va réveiller les marmottes qui essaie de faire du rab de nuit.

On descend tous dans la cuisine, à peine éclairée par le feu allumé dans le fourneau, et à pas de loup, on s'approche du sapin, en découvrant qu'une fois de plus, la magie a opéré, et que chaque chaussure a trouvé "cadeau à son pied". Les enfants courrent partout, "c'est à moi ça ?", "oh, regarde ce que j'ai eu", "j'ai essayé de le guetter mais je n'ai rien entendu, tu l'as vu toi le père Noël ?". Toute la famille est là, les amis aussi, pour déballer les petits et gros cadeaux. Une attention pour chacun, il n'en manque jamais pour personne. Un as ce père Noël.

La matinée du 25 s'écoule joyeusement pour les petits, fébrilement pour les grands, car il reste encore le repas du midi à préparer et à déguster.

Le reste de la famille arrive enfin, oncle et tante, cousins et cousines, petits-cousins, et on passe à table. On en fait que manger dans cette famille ? NON, on boit aussi, et pas de la piquette. D'ailleurs, Noël, c'est aussi la période où on distille, vu qu'on a encore l'alambique au village et le droit d'une grande tante à faire notre propre gniole !

La journée s'écoule, fatigante et réjouissante, un nouveau Noël est passé, un brin de nostalgie s'empare des uns, et épargne les autres.

Allez, l'année prochaine, on recommence tout pareil !

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22 décembre 2005 4 22 /12 /décembre /2005 00:00

 Patate chaude (enfin tiède vu le temps qu'on a mis à l'attraper ... :0008:) passée par Amandine, voici notre contribution à ce petit jeu qui court de blog en blog !

Il s'agit d'un portrait en sept points (mais nous ce sera 5, parce qu'on est 5, na !)

Sept Cinq choses que vous voulez faire avant de mourir :
1 Amélien) Manger encore plus de chocolat
2 Apolline) Jouer à chat autour de ma tombe avec mes copines (oups, désolés, c'est ce qu'elle a répondu ...)
3 Théophane) Faire une prière
4 Supermama) Retourner en Egypte pour voir Abou
Simbel

5 Superpapa) Apprendre à piloter un avion

Sept Cinq choses que vous faites bien :
1 Amélien) Des bétises !!!
2 Apolline) Dessiner
3 Théophane) Imaginer des histoires et jouer seul pendant des heures
4 Supermama) Des calins
5 Superpapa) Les gâteaux au chocolat

Sept Cinq choses que vous ne pouvez/savez pas faire :
1 Amélien) Parler correctement à 2 ans et 1/2 ...
2 Apolline) Me taire
3 Théophane) Arrêter de réclamer ce que je n'ai pas
4 Supermama) Arrêter de lire un livre qui me passionne, et entendre ce qu'on me dit quand on me parle pendant que je lis ce livre ...
5 Superpapa) Mettre mes chaussettes et mes slips au sale

Sept Six choses qui vous attirent chez votre partenaire (hmmmmm, y a que les Superparents qui répondent, na !):

Supermama 1) Ses mains
Supermama 2) Ses yeux bleus avec des paillettes dorées dedans
Supermama 3) Sa gentillesse

Superpapa 1) Sa générosité
Superpapa 2) La façon dont elle est caline avec moi
Superpapa 3) Son esprit pratique


Sept Cinq choses que vous dites souvent :
1 Amélien) "NON !!!" et "Bon appétit !"
2 Apolline) "Tu sais, ben j'te dis que ..." 

3 Théophane) "Maman, Apolline elle m'embête !"
4 Supermama) "Merde !"
5 Superpapa) "Excellent !"

Sept Cinq coups de coeurs :
1 Amélien) Mon doudou orange qui pue la bave
2 Apolline) Mon amoureux Jocelyn, Marraine et Minette et Maman 

3 Théophane) Mes MEGABLOCKS collection dragons, et aussi Mamie Cristelle, et Pépé, et Minette, et Papy Guy
4 Supermama) Mes trois monstres

5 Superpapa) Ma nouvelle moto


Et maintenant, c'est kikisicolle ?

Les Toune ?

Rachou ?

Copine Christine ?

Copine Laure ?

Copain Boulet ?

A votre bon coeur M'ssieurs-Dames !!!

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Petits ou grands, n'hésitez pas à retourner voir les jeux que nous vous avions proposé dans notre rubrique PLAY THE GAME

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15 décembre 2005 4 15 /12 /décembre /2005 18:52

 

 Ce soir, je vais au cinéma.

Ce soir, je vais manger du pop-corn ...

Bien-sûr, je pourrais me réjouir du fait que je puisse passer la soirée avec mon chéri, que je découvre un très beau film (on vous en parle demain), que je profite de places UGC à des tarifs ultra-compétitifs grâce à mon CE, etc.

MAIS NON !!!

Tout ce à quoi je pense, tout ce vers quoi mon esprit (estomac) tend, c'est l'idée merveilleusement réconfortante du gros cornet de pop-corn que je vais bientôt tenir dans mes mains, de ces pop-corn croustillants et délicatement sucrés pour moi seule (Superpapa n'aime pas ça, il est vraiment trop parfait ce Superpapa ...), qui vont me rassurer quand le film m'effraiera, que consoler quand il m'attristera, me défouler quand il m'énervera (toujours le film hein, pas Superpapa ...).

Cela vous semble superficiel, inutile voire bruyant pour les voisins ? Et bien pas du tout : d'abord, je ferme la bouche quand je mange, et je veille à farfouiller dans mon tas de pop-corn uniquement quand la musique est forte, ou quand les héros crient et s'étripent. Ensuite, tout cela fait définitivement partie du grand folklore CINOCH : les lumières qui s'éteignent, les sièges confortables, le silence captivé des spectateurs, l'image grand format qui nous raconte la vie, et ... le pop-corn !!!

Dernière remarque, je déteste, mais alors déteste le pop-corn en sachet, recouvert de caramel, qui se ramollit dès qu'il est ouvert depuis plus de 30 secondes, et qui est tellement sucré que vos futures caries sont directement collées dessus. Mais le pop-corn du cinéma, décidément, c'est vraiment le bonheur !

Si comme Supermama, vous adorez ça, rejoignez l'Association de Promotion du Pop-Corn, rue du Cornet, 70500 CALORIES !

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