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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 00:00

Cette année, on s'est retrouvé comme à chaque fois devant le dilemne du sapin de Noël : en acheter, ne pas en acheter, avec racines (mais on a une terre argilo-calcaire pour ne pas le replanter, et un sol chauffant pour ne pas le faire patienter), coupé (les boules de le jetter au bout de 3 semaines à peine), synthétique (bof on n'accroche pas), bref, on fait quoi ???

L'année dernière déjà, on avait décidé d'en fabriquer un. Plusieurs modèles circulent sur le net, en bois joliment découpé. Hélène a même fait le sien (la flemme de retrouver le lien vers son article ...). Mais on n'a pas eu le temps ni trop l'envie vu qu'on ne trouvait pas une idée qui nous séduise totalement.

Et cette année, comme souvent, une envie commune, Supermama qui fait les plans, Superpapa qui passe à la réalisation, et hop, on a enfin trouvé une chouette idée pour notre sapin à nous : en bref, des fers à béton, des soudures, et une looooonnnnngue guirlande lumineuse à entortiller tout autour ...

2011_11_21-Sapin-blog-1.jpg

Et voilà un "sapin" tout en fers à béton ! Tout nu, pas encore décoré, mais qui tient debout (et c'était pas gagné au départ ...).

Superpapa s'est amusé comme un p'tit fou avec son poste à souder (enfin quand il était pas en train de hurler de rage parce que ça n'allait pas comme il voulait !...).

2011_11_21-Sapin-blog-2.jpg

Amélien a fait la gueule au départ, en voyant ce que son père fabriquait : il a cru qu'on ne pourrait rien y accrocher ... "Et pis c'est pas un vrai sapin !". Finalement, quand il a vu le résultat en lumière, il a trouvé ça super ! Ouf ...

Et le 1er décembre, on a décoré notre sapin de métal :

2011_11_21-Sapin-blog-3.jpg2011_11_21-Sapin-blog-4.jpgL'effet lumineux n'est pas facile à rendre en photo, mais c'est 'achement joli en vrai :-).

2011_11_21-Sapin-blog-5.jpg

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 09:20

2011_12_04-Calendrier-Avent-2.jpg

Cette année, comme l'année dernière, on a eu envie d'un calendrier proposant en plus (ou à la place) des plaisirs sucrés, des activités ou des plaisirs à partager tout ensemble.

Première phase : la réalisation !

Vue dans un magazine (où ? quand ? je ne sais plus !), cette idée de petites maisons en feutrine me trottait dans la tête. Je suis finalement passée à l'action après quelques réalisations papier me permettant de faire un patron idéal, pour gacher le moins de feutrine possible, sur des carrés de 30x30 cm (dans le carré, j'ai réussi à couper une maison + 1 toit + l'ensemble des petits morceaux du décor).

Découpage fastidieux, suivi du collage (colle à tissu), puis broderie au fil de coton, puis couture. J'ai posé des petits scratchs sur les toits pour que les enfants puissent ouvrir les maison à la recherche de la surprise du jour ...

2011_12_04-Calendrier-Avent-1.jpg

Pour le contenu des maisons, au programme de cette année :

- décoration du sapin et de la maison

- une soirée où on mange tôt et on joue à plein de jeux de société ...

- une soirée où chacun choisit un livre qu'il va raconter à tout à le monde

- une soirée où chacun choisit un livre que maman va raconter à tout le monde

- une soirée où on se fait livrer des mégas pizzas et on se met les doigts de pieds en éventail devant un bon film/dessin animé en famille (avec des pop corn of course !)

- fabrication de photophores

- une soirée (la Sainte-Lucie) où on éteint toutes les lumières et on allume des bougies partout dans la maison (on pourra utiliser les photophores fabriqués)

- une chouette sortie en famille

- une soirée où on se goinfre de gauffres

- une soirée "dance floor" : musique à donf et bip-bip-yeahhhhhhh !

- un après-midi déguisements et maquillages pour TOUT LE MONDE !

- un repas avec au programme un super dessert, du genre "cookies chauds, glace à la vanille et chantilly maison" ...

- une soirée "ombres chinoises" avec bricolage de petits personnages à utiliser pour l'histoire du soir

...

2011_12_04-Calendrier-Avent-3-copie-1.jpg

Elise propose aussi : un projet familial = réaliser un petit film en stop motion (imaginer, mettre en scène, etc...)

Carine propose aussi : une soirée "Ni oui, ni non", une journée "On tire tout au sort" ( dès qu'il y a un truc à faire à la maison, on prend un dé, chacun choisit un numéro et on lance), une soirée "bataille de polochons", journée ou soirée "Vouvoiement", une soirée "on écoute papa jouer de la guitare"

Anne-Cé propose aussi : des moments individuels pour chaque enfant

Anne propose aussi : faire pleins de décorations de Noël en cartons et feutrines, un goûter de Noël, décorer le sapin, monter la crèche, décorer les vitres, lire une histoire de Noel, aller voir les vitrines décorées

Des idées aussi par là : http://desenfantsencouleurs.pagesperso-orange.fr/index.html

ET VOUS ?

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 15:35

Il aura fallu un livre pour me redonner l'envie de poster par ici, longuement, tranquillement.

L'occasion d'un après-midi finalement plus calme que prévu, avec 3 rendez-vous médicaux différents dans trois lieux différents, mais tout s'étant bien goupillé, un petit break pour finir mon livre et un moment délibérément volé pour en parler, pour parler tout court d'ailleurs.

Parler pour ne rien dire de spécial, pourquoi pas après-tout ! Qui m'aime me lise ... ou pas ...

Pffffffiouuuuuu, quel livre donc, drôlement longtemps que, malgré mes nombreuses lectures dont je ne prenais plus le temps de vous parler non plus, drôlement longtemps que je n'avais pas été à ce point terrassée et habitée par un livre.

J'en ai lu récemment des chouettes, des forts, des drôles, des farfelus. De Cet été là de Véronique Olmi, à mi-chemin entre un livre d'Olivier Adam et Les petits mouchoirs de Guillaume Canet, ou encore l'histoire du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson, récit loufoque à la Paaslinna et chronique d'un siècle encore plus fou, ou enfin le bouleversant roman de Kathryn Stockett, La couleur des sentiments, d'une humanité et d'une émotion rares.

Mais là ... Comment dire ... On est un cran au-dessus. On ne sait pas pourquoi, comment, mais on le sent, on le sait, on est face à quelque chose, un de ces livres qui laisse une trace indélébile. Un de ces livres auxquels on croit, un de ces personnages dont on ne doute pas un seul instant de l'existence vraie, parce que c'est pas possible autrement. Parce que l'imagination d'un homme ne peut pas inventer pareil récit avec pareil talent. Ou plutôt si, elle le peut, et ça, ça terrasse un lecteur ! Se dire qu'on peut être capable de sortir une telle histoire de ses tripes, de ses méninges, ça me rend malade de jalousie et de bonheur à la fois !

La-ballade-de-gueule-tranchee.jpg

"La ballade de gueule-tranchée" ... Rien que ça, quel titre non ? On sait qu'on va partir dès les premiers mots, on y est déjà ... Qui c'est ce bonhomme, ce "gueule-tranchée", et elle a quoi sa gueule de si extraordinaire ? Et on sait bien que ça sera pas juste une ballade, ça sera pas une simple partie de plaisir, non, on le sent bien, qu'on va s'en prendre plein la gueule, tranchée ou pas !

C'est toute sa vie qui défile sous nos yeux, et s'incruste dans nos pores comme une sale odeur, une odeur de vie et de mort, une odeur d'amour et de violence, doucereuse et nauséabonde à la fois.

Ce gamin que sa mère maudit et jette à l'eau, repéché par une bonne âme et élevé avec des leçons de vie qui sauvent autant qu'elles bouleversent. Ce pauvre diable qui s'en prend plein la tronche autant qu'il dérouille les autres, mais pas trop quand même, juste ceux qui vraiment vraiment l'ont mérité ... Ce personnage picaresque (?), romanesque (?), si vrai en tous cas. On a l'impression d'assister au lent développement d'une photo aux multiples détails, d'une histoire qu'on scrute à la loupe, et qui pourtant semble se dérouler le pied sur le champignon, irrésistible, une destinée impossible à détourner, à éviter. Un buldozer de vie et de fatalité, jamais geignard, jamais larmoyant, toujours terriblement acéré.

Ce gamin donc, qui va grandir, en cachant sa trogne qui pue, des dents pourries qui lui pourrissent la vie, et qui fondent sa détermination en même temps. Un mauvais sort que Gueule-tranchée fait sien. Et il grandit, traverse le siècle, le 20ème, dans une région riche et hostile à la fois. En traversant le siècle, il croise conflits et bouleversements sociaux, culturels, politiques. Il accumule crimes et amours. Il apprend le poids, le pouvoir et l'inanité des mots, des écrits.

Et ce faisant, il nous en apprend long aussi, il ne nous apprend rien et il nous apprend tout.

Bon, allez, si ça se trouve, dans 15 jours, je l'aurai oublié ce livre ... Ou pas ... Non, peut-être pas ... Sûrement pas ...

On verra !

Et sinon, comment va ?

Là, je devrais commencer un nouvel article, mais pas envie, c'est la vie, la mienne, qui utilise les mots pour mêler le réel et la fiction. Rapido ou en détail ? Pfffffff, la flemme revient bizarrement, est-ce qu'une vie, nouvelle ou pas, peut se résumer en quelques lignes télégraphiques façon "j'te donne de mes nouvelles parce que j'ai mauvaise conscience de ne plus prendre le temps d'en donner" ?

Globalement, ça va bien pour nous : on continue nos galères assuranço-judiciaires, c'est long, trop long, et on se sent englués, prisonniers, obligés de nous maintenir dans une vigilance agressive pour être sûrs de ne pas nous faire entourlouper. C'est pénible et en même temps tellement anodin au regard des drames que beaucoup traversent, y compris dans notre entourage. Un peu de légèreté ne nuirait pas donc, mais si parfois ça semble évident, c'est plus difficile certains jours sombres et fatigués, se battre encore et encore, pour faire comprendre que "non, c'est pas juste" !

Les enfants sont en forme, Miss Apolline continue de cogiter sévère sur le fait qu'elle a frôlé la mort en compagnie de son papa et de sa petite soeur, mais on est désormais aidés dans ce long cheminement interne qui doit la mener à une cicatrisation, avec cicatrice donc, mais moins de douleur ou de violence. Isaure grandit, change, surprend, fatigue, réjouit, pleine de vie et de détermination et de tête de pioche ! Théophane est dans un entre-deux, encore très dans l'enfance, mais on sent bien que bientôt, une page va se tourner, paisiblement pour le moment. C'est beau et chouette et joyeux et étrange de sentir venir cette transformation. Amélien est lui aussi dans une période où il doit choisir entre le monde de la petite enfance, celui de sa petite soeur, et celui d'une certaine autonomie. Il hésite encore, va et vient, avec de moins en moins de colère ou de frustration, avec plus de compréhension visiblement, moins de craintes peut-être, sur ce qu'il pourrait y perdre ou y gagner. Je suis tous ces changements avec intérêt et surprise et émerveillement et désappointement. C'est très étrange.

Et les parents ? Compliqué et simple à la fois. La recherche d'emploi dans notre nouvelle région nous a réservé une drôle de surprise, puisque que c'est finalement Supermama qui a trouvé, presque par hasard, presque sans le vouloir, un poste dans ses cordes, même si pas du tout adapté à une vie épanouie de maman de 4 enfants. Du coup, c'est le papa qui, après avoir enfin quitté la région parisienne, assure (quand il le veut bien) une partie de l'intendance domestique au quotidien.

Là encore, drôle de sentiment ambigü, avec la joie de le voir cesser ces fichus allers-et-retours, et le crève-coeur pour moi de quitter cet "hors-du-temps" professionnel qui me convenait drôlement, que je n'étais pas prête du tout à abandonner si vite, si tôt.

Notre maison et notre jardin et notre vie continuent de se transformer, de s'embellir, s'enrichissant mutuellement, nous ravissant même si la fatigue se fait souvent sentir. On est quand même tellement souvent dans la satisfaction et la récolte des fruits semés que c'est bon à vivre, tout ça ...

Prendrais-je le temps de vous en dire et montrer plus, en détail ?

Qui vivra verra ...

Sourire réjoui et paisible vers vous tous !

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 11:26
Vous êtes en ce moment au cœur de bien des polémiques et autres prises de position, suite à la parution de votre dernier ouvrage. Ce n’est pas la première fois que l’on vous fait ces reproches, pas la dernière non plus hélas (pour nous).
En vous écoutant ce matin sur France Inter, vous avez commencé par me mettre en colère, puis j’ai fini par sourire devant votre méconnaissance profonde de bien des aspects du sujet que vous prétendez traiter. Vos propos sont truffés d’erreurs, de raccourcis douteux voire fallacieux. Il serait d’ailleurs grand temps de vous intéresser aux réseaux sociaux, forums et autres échanges sur la toile et ailleurs, qui font bouillonner la réflexion et la conscience écologique et citoyenne. C’est là que s’écrit notre vrai avenir, notre vraie histoire, notre vraie liberté.

Je me présente : je suis une (encore) jeune femme de 37 ans, diplômée de la Sorbonne avec les plus hautes mentions, jusqu’à récemment directrice d’un petit service public au sein d’une collectivité de la région parisienne, maman de 4 enfants, et actuellement mammifère allaitante et maternante épanouie à la maison. Que de contradictions n’est-ce pas ? Et pourtant …

Je ne sais pas si je vais réussir à exprimer sans être trop radicale la profonde lassitude que je ressens à devoir justifier mes choix, ma vie, à des gens qui comme vous continuent à s’arque-bouter sur une vision de la femme tellement … simpliste !
Nous sommes tellement plus que ça, tellement plus belles, plus fortes, plus riches.
Votre féminisme est un féminisme d’arrière-garde ! Pour vous, libération = négation de notre instinct mammifère et application des dictats consuméristes de notre société en bout de course. Quelle folie … Quel aveuglement …

Vous parlez de moi, femme du XXIème siècle, mais vous ne me connaissez pas.

Suis-je plus libre quand je cours au petit matin avec mon tout-petit dans une poussette pour l’abandonner toute la journée à une étrangère ?
Suis-je plus libre quand je me lève en pleine nuit pour mettre de la poudre et de l’eau dans un biberon en plastique (bisphénol A ou pas bisphénol A ?) ?
Suis-je plus libre quand j’achète des tonnes de couches jetables qui grèvent mon budget et étouffent peu à peu la planète que je lègue à mon enfant ?
Suis-je plus libre lorsqu’on m’impose une péridurale, faute de personnel pour m’accompagner au long de mon accouchement, péridurale dont le corolaire trop fréquent est une mutilation de mon sexe (toutes les victimes de l’épisiotomie me comprendront …) ?

Est-ce que je me montre soumise lorsque je fais le choix, en conscience et en désir, de faire une pause dans ma folle vie de working girl pour savourer les premières années de mon tout-petit ?
Est-ce que je suis une femme soumise lorsque je fais le choix de donner le plus simple, le plus évident, le plus agréable, et le meilleur à mon enfant en matière d’alimentation ?
Suis-je une femme soumise lorsque je confie à ma machine à laver le soin de nettoyer les couches de mon bébé ? (là, franchement, je pouffe !)
Suis-je une femme soumise lorsque je choisis d’accoucher au plus près de mon corps, de ma sensibilité, de mes espoirs ?

La jeune femme que je suis aujourd’hui, mère de famille (dite) nombreuse, à la maison, qui fait la popotte, et essaie d'être présente à tous les siens, cette jeune femme là est TELLEMENT PLUS PRESENTE à elle-même que la working girl de naguère !
Si vous saviez, madame Badinter …
Comme je suis triste pour vous finalement, comme il est dommage que vous ne compreniez pas cette douce et savoureuse évidence ? Comme il est stupide que vous opposiez mon moi à mon autre moi à mon corps défendant (je deviens schizophrène !).

Demain, je suivrai peut-être une autre route, et j’essaierai d’avoir la même curiosité, le même respect pour ce chemin là, pour ce moi là.

Et j’aurais aimé lire ce même respect, cette même curiosité dans vos propos.

C’est bien cette liberté là qui reste encore à conquérir !
Et ce n'est pas vous qui allez nous aider dans ce combat là ...
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 16:42
Un autre petit conte pour la route ...

Un lourd fardeau

Deux moines pèlerins arrivèrent un jour dans une ville où une femme attendait qu’on l’aide à descendre de sa chaise à porteurs. La pluie avait laissé des flaques très profondes, et la femme ne pouvait les traverser sans salir sa robe. Elle était immobile, l’air impatient, très en colère, et grondait ses serviteurs. Ne sachant pas où poser les paquets qu’ils portaient pour elle, ils ne pouvaient l’aider à franchir les flaques.

Le plus jeune moine remarqua la femme, ne dit rien, et poursuivit son chemin. Le plus vieux la souleva d’un seul geste, la jucha sur son dos, lui fit traverser l’eau et la déposa de l’autre côté. Après quoi, sans un mot de remerciement pour le vieux moine, la femme se contenta de le renvoyer puis tourna les talons.

Comme les deux moines avaient repris leur marche, le plus jeune, l’air préoccupé, ruminait cette histoire.

Au bout de plusieurs heures, incapable de garder le silence plus longtemps, il éclata :
« Cette femme, tout à l’heure, a été très égoïste et grossière. Tu l’as prise sur tes épaules pour l’aider à traverser l’eau et, en retour, elle ne t’a même pas remercié ! »

« J’ai porté cette femme il y a des heures, répondit le vieux moine. Pourquoi, toi, continues-tu à la porter ainsi ? »


petits-contes-zen.jpgCe texte est issu de la littérature bouddhiste, et dans cette version courte, il est tiré de Petits contes zen de Jon J. Muth (chez Circonflexe).
Les "petits contes zen" sont de courtes méditations en forme d'énigmes ou de paradoxes destinés à développer l'intuition et le sens de l'action juste. Ils ne comportent pas de morale, mais ils doivent nous aider à observer nos craintes et nos désirs d'un oeil nouveau.
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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 16:23
Ce n'est pas un conte de Noël, mais j'avais tout de même envie de le partager ...

La chance du paysan

Il était une fois un vieux paysan qui, toute sa vie durant, avait beaucoup travaillé.
Or, un jour, son cheval s’enfuit.
Ayant appris la nouvelle, ses voisins vinrent lui rendre visite.
« Quelle malchance ! » soupirèrent-ils, compatissants.
« Peut-être », répondit le paysan.

Le lendemain matin, son cheval était de retour, en compagnie de deux chevaux sauvages. « Quelle chance ! » s’exclamèrent les voisins.
« Peut-être », répondit le paysan.

Le surlendemain, son fils essaya de monter un des chevaux sauvages. Mais il ne put le dompter. Il tomba et sa cassa une jambe. Les voisins vinrent de nouveau lui témoigner leur sympathie.
« Quelle malchance ! » soupirèrent-ils, compatissants.
« Peut-être », répondit le paysan.

Le jour suivant, des soldats vinrent au village pour enrôler des jeunes gens dans l’armée, car il y avait la guerre. Voyant que le fils du paysan avait une jambe cassée, ils ne le réquisitionnèrent pas.
« Quelle chance ! » s’exclamèrent les voisins.
« Peut-être », répondit le paysan.

Chance et malchance sont intimement liées. On ne sait jamais à l’avance ce qui va arriver.



petits-contes-zen.jpg"Zen" est un mot japonais qui signifie tout simplement "méditation". Ce texte est un grand classique du taoïsme, et dans cette version courte, il est tiré de Petits contes zen de Jon J. Muth (chez Circonflexe), un joli album illustré avec délicatesse et accessible aux enfants.
Mais des livres de contes zen, y en a tout plein, et même pour les grands !
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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 09:08
Depuis quelques jours, un an de plus au compteur, et une fois de plus, ce sentiment mitigé, voire carrément abattu : mince alors, chuis donc si vieille !
Je ne comprends pas … Je ne me sens pas du tout l’âge que j’ai.
Pourtant, ma vie est bien remplie hein, c’est pas ça le problème ! Ce n’est pas ce sentiment si triste d’être passée à côté de tout, d’avoir loupé des choses, de n’avoir pas fait l’essentiel (quoique).

C’est vraiment d’une part cette peur que je ne dompte pas du vieillissement de mon corps. D’autre part le sentiment de ne pas correspondre à mon âge. Enfin que mon âge ne signifie rien qui corresponde à mon âme, à mon cœur, à mon esprit.
Bon, je ne sais pas comment dire, ça ne vous le fait pas à vous ?
On vieillit, et peu à peu, un décalage étrange et désagréable se produit entre le nombre à deux chiffres, et ce que vous vous sentez être au fond de vous. Alors oui bien-sûr, on peut s’en moquer, de ce nombre qui grimpe. Mais quand même il est là, et les petites stries sur le visage et la peau qui se détend avec !

Alors chaque année, cette date, je fais bonne figure, mais au fond de moi, c’est vraiment le marasme ! En même temps, cette année j’ai été drôlement tranquille, ça s’est pas bousculé au portillon pour me le souhaiter (là je fais mon Caliméro). Bizarrement (enfin peut-être pas si bizarrement), nombre de mes amis ou de ma famille ont oublié. Est-ce parce que souhaiter un anniversaire, c’est aussi penser à ses propres années qui filent ?
Enfin bref, non, je n’ai pas mon âge, et peut-être que je le vivrai mieux si j’acceptais de l’avoir ? Ou faut-il lutter contre ? Et puis ça ne signifie rien en plus ce nombre à deux chiffres … Oui, ça ne signifie que ce qu'on y met, que ce qu'on voit. Alors pourquoi est-ce que j'y vois quelque chose de si effrayant ?

Bon, ça mouline dans ma petite cervelle, alors j’en reste là, vous m’aiderez peut-être à y voir plus clair.

Des bises !
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 10:44
Une petite liste pense-bête de tout ce que je voudrais avoir le temps de vous dire et de vous raconter, mais que je n'arriverai probablement pas à faire ...
N'empèche, je fais la liste dans le désordre total, et je barre au fur et à mesure, ça me motivera :


- leçon de coûture fastoche pour faire des jambières super pas chères ( genre Bab*leg)
- raconter le premier mois d'Isaure et tout ce qui a déjà changé et tout ce qui a été trop le bonheur
- mes lectures depuis 1 an de silence, enfin au moins les meilleurs ou les plus récentes
- tout plein de séances de cinoch, et en particulier
Mia et le Migou qu'on a vu tous les 5 en avant première en novembre dernier avant mon accouchement
- ma nouvelle vision du féminisme
- un truc qui s'est passé en février dernier et qui m'a laissé une drôle de plaie au coeur
- tous les bricolages-créations maison que je prépare pour Noël
- notre calendrier de l'Avent maison fait en 2 temps 3 mouvements
- ...


Allez, on y croit !!!
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 05:34

J+3

Big montée de lait ...
La faute à l'open bar dans mon plumard la nuit d'avant ...

Samatha Fox n'a plus qu'à aller se rhabiller !
 hé hé hé ...


Signé : Supermama, ou la revanche des p'tits nénés

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 16:38
Ben euh, comment dire, en fait, j'y suis pas allée !!!

Sous-titre : c'est quoi un AAD ?

(Pis après le pourquoi, c'est promis j'vous raconterai le comment ...)

Donc ... Pfffff, par où commencer ... D'abord, pour ceusses qui seraient lents des neurones, c'est l'histoire d'un papa et d'une maman qui voulaient un enfant, mais qui n'avaient pas du tout du tout envie de l'accueillir une fois de plus à l'hôpital. Nan, eux, c'qu'ils voulaient, c'était que le bébé il arrive directement chez eux. Ben oui quoi, accueillir leur bébé dans leur maison à eux, sans devoir se coltiner tout le tintouin médical, sans quitter leur home sweet home, leurs enfants, leurs repères, leur vie à eux.
Et ça, ça s'appelle un accouchement à domicile, un AAD. C'est un truc rare que pratiquent 90% des femmes dans le monde (!), et même que chez nos voisinzeuropéens, y a tout plein de pays qui trouvent ça terriblement banal. Genre même qu'aux Pays-Bas, 30% des femmes accouchent chez elles sans qu'on les fasse ch..., et même qu'ils ont un taux de mortalité périnatale inférieur à celui de la France (qui a des chiffres minables, faudrait pas l'oublier, tout comme minable est notre politique de santé dans bien des domaines ... Mais bon, passons !).
Bref, en France, il est tout à fait possible de faire ce choix, on ne peut plus légalement, et de décider de donner la vie chez soi. Bien-sûr, on va vous prendre le chou plus d'une fois, et vous choisirez peut-être comme nous de garder ça pour vous jusqu'à la fin, histoire qu'on vous lâche les bask' ! 
Donc, nous, on y a beaucoup réfléchi, on a pesé le pour et le contre, comme des adultes capables de savoir ce qui est le mieux pour eux, à ce moment précis de leur vie. Et ce mieux, c'était cette aventure extraordinaire, unique, inoubliable, merveilleuse (ouf) qui s'est écrite chez nous il y a 4 soirs de ça.

"Techniquement parlant", nous avons choisi une sage-femme libérale conventionnée qui pratique les AAD pour nous suivre tout au long de cette grossesse, de l'accouchement en lui-même et des suites de couche. En parallèle,  nous nous sommes également inscrit dans une maternité susceptible de nous accueillir en cas de problème, ou si nous changions d'avis pour une raison médicale, ou personnelle. Nous avons fait globalement les mêmes examens, échographies, prises de sang, RV anesthésiste et tout le tralala. Mais à chaque RV médical, c'était la même personne avec qui nous tissions des liens, qui nous écoutait, prenait le temps de répondre à nos questions, nous aidait à préparer cette grande aventure.
Je ne rentre pas plus dans les détails, il y a tout plein de sites sur Internet qui éclaireront les personnes intéressées par l'AAD, qui parlent des choses possibles, des contre-indications, du cadre légal, humain, médical de l'AAD.

En ce qui nous concerne, faire ce choix s'est résumé à trouver la bonne personne, à beaucoup nous renseigner sur les avantages et les inconvénients potentiels, et à réfléchir par rapport à notre vie à nous, nos envies à nous, notre histoire à nous. C'est pour partie cette histoire qui a déterminé ce choix, depuis l'accouchement apocalyptique pour notre fils aîné dans un hôpital de niveau 3, jusqu'à la déception qui a suivi notre accouchement il y a 5 ans dans une maternité soi-disant très respectueuse de la physiologie, et dans laquelle nous nous sommes sentis étrangement seuls.

Et cette fois-ci, ce que nous voulions, c'était d'une part quelqu'un de réellement disponible pour nous accompagner et nous écouter, d'autre part vivre cette grossesse et cet accouchement comme nous le ressentions : une aventure à la fois extraordinaire et tout à fait normale, impliquant le moins d'interférence possible avec la physiologie naturelle, sans pour autant prendre d'autres risques que ceux que nous aurions mûrement pesés.

Voilà, ça c'est ce que nous avons décidé de vivre.

La suite, le vrai récit de cette nuit magique, c'est pour très bientôt ...

Héhéhé, comment elle ménage son suspense la Supermama ...
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